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Travaux du Grand Paris – L’agence Humando Insertion de Clichy en première ligne sur le projet EOLE

Arnaud Gillais, Directeur de l‘agence Humando de Clichy

Une vingtaine de salariés en insertion de l’agence Humando Insertion de Clichy sont actuellement mis à disposition sur différentes opérations du projet EOLE, le prolongement du RER E vers l’Ouest, qui prévoit la modernisation ou la création de 55 km de voies, dont le creusement de 8 km en tunnel et la création de 3 nouvelles gares.

« Nous privilégions toujours en premier lieu le recrutement des personnes qui sont déjà en parcours chez nous, parce que nous les connaissons, nous savons que ce sont des gens sérieux, fiables et qui ont envie de travailler», indique Arnaud Gillais, directeur de l’agence Humando Insertion de Clichy. « Mais nous travaillons également main dans la main avec la Maison de l’Emploi de Nanterre, chef de file sur le projet EOLE, qui gère le recrutement du personnel en insertion pour la SNCF, et avec l’ensemble des prescripteurs des villes du Nord des Hauts-de-Seine, comme Pôle Emploi, les Missions Locales ou l’Espace Insertion. Nous leur envoyons des fiches de postes et ils nous transmettent les profils de candidates et candidats répondant aux critères d’insertion et désireux de travailler dans le BTP. S’ils ont une petite expérience dans le bâtiment, c’est mieux. Cependant, nous avons déjà connu de belles réussites de personnes qui n’avaient pas forcément d’expérience dans le bâtiment mais qui étaient vraiment motivées. C’est une bonne opportunité pour eux, car il y a 4 ans de travail assuré sur ce chantier, avec des possibilités d’embauche à la clé.»

La construction de la nouvelle gare du CNIT à La Défense : un challenge pour nos salariés

40 ouvriers sont actuellement à l’œuvre sur le chantier de la construction de la nouvelle gare du CNIT, dont 3 salariés en insertion de chez Humando Insertion. Il s’agit d’un espace confiné dans lequel les grues ne peuvent pas passer et où existent peu de moyens pour évacuer et approvisionner le chantier. Le plafond bas, situé à 1,90 m de hauteur, ne permet pas d’utiliser du matériel lourd. « Il faut énormément compter sur la logistique, car on doit se plier aux exigences du CNIT et des nombreuses boutiques situées au-dessus du chantier afin de laisser l’accès libre aux livreurs », explique Louis Macor, Maître compagnon principal chez Vinci Construction, en charge de la mise en place des outils adaptés à la production et de la conception des méthodes de travail sur le chantier. Il est le garant de la sécurité, de la qualité et de l’environnement de la construction de la nouvelle gare du CNIT.

« Nous avons découpé une faille de 9 mètres de large sur 90 mètres de long sous les niveaux C, D et E du parking du CNIT, pour accéder au niveau F, situé à 20 mètres sous terre, où nous réalisons la reprise sous œuvre. C’est une grande ouverture renforcée qui va servir à alimenter le chantier. C’est par là que rentre le matériel et sortent les remblais. C’est un gros gâteau que l’on mange avec une petite cuillère ! »

Sur l’une des sections du chantier, Louis Macor a sous sa responsabilité trois salariés de chez Humando sur une équipe de douze : deux personnes à la reprise en sous-oeuvre, et une autre qui travaille dans la faille, un travail délicat qui inclut des prélèvements de béton, une tâche minutieuse. Au moment où nous le rencontrons, Joël Nanette, salarié d’Humando détaché sur ce chantier, est en train de réaliser un travail de terrassement : « Je retire la terre sur une profondeur de 90 cm afin qu’une autre équipe vienne mettre en place des micros-pieux. Ensuite, je remets de la terre par-dessus, je la tasse, et on la recouvre de béton sur lequel reposeront des pieux qui serviront à soutenir le bâtiment. Je suis fier de travailler sur cette nouvelle gare, car c’est quelque chose qui va rester pendant des années. Je pourrai dire que  j’y étais !», nous confie-t-il, tout sourire.

« Pour moi, l’insertion c’était tout nouveau, car je reviens de l’étranger. Mais j’ai été agréablement surpris de former des personnes, qui pour certaines ne travaillaient pas depuis plusieurs mois ou plusieurs années et de les réintégrer », indique Louis Macor. « C’était un gros challenge humain qui a bien réussi. Je n’ai pas entendu de compagnons faire de discrimination envers eux. Ce sont des personnes qui font partie de l’équipe comme les autres, des compagnons à part entière du chantier. »

Raphael Da Costa, chef de chantier principal de la reprise en sous-œuvre, encadre actuellement une vingtaine de personnes dont Joël Nanette et Karim Randjou. Au printemps 2018, lorsque démarrera le plus fort de l’activité, plus de deux cents personnes travailleront sous sa responsabilité. « Au départ ils étaient perdus, ce qui est normal, mais on les a intégrés petit à petit. Chacun a trouvé sa place. Ils sont encore en cours de formation avec nos équipes. Ils apprennent sur le tas. Ils observent et suivent les plus anciens qui ont l’habitude. »

« Leur insertion a été positive et aujourd’hui, tout le monde est enchanté de leur venue, parce qu’ils se sont engagés à part entière et que leur intégration s’est déroulée sans difficulté », confirme Louis Macor. « Lorsqu’on m’a dit que j’allais travailler avec 7% de personnes issues de l’insertion, au départ j’étais un peu sceptique, mais maintenant je suis à 100% pour l’insertion ! »

Plus de 800 000 heures d’insertion sont prévues sur ce vaste chantier qui durera jusqu’en 2021, dont 300 000 heures pour la construction de la gare du CNIT et 142 000 heures pour celle du tunnel.