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Portrait Boubecker Bouzaza, salarié d’Humando Insertion sur le chantier de la nouvelle gare du CNIT

Boubeckeur Bouzaza, sur le chantier de la gare du CNIT à La Défense

Après avoir exercé de nombreux métiers dans diférents domaines et connu une longue période de chômage, Boubeckeur Bouzaza, 46 ans, a été embauché par Humando Insertion en février 2017 pour travailler comme aide coffreur sur le chantier de la future gare du CNIT de La Défense dans le cadre de la prolongation de la ligne du RER E. Rencontre avec un homme réalisé.

« J’ai pratiquement tout appris sur ce chantier », estime M. Bouzaza. « Je fais les mêmes tâches que la plupart de mes collègues : l’emballage nécessaire pour réaliser les coulées de béton sur ce qui deviendra par la suite des poutres ou des dalles, je fais des percements, utilise un marteau-piqueur… Pourtant je ne connaissais pas grand-chose au métier lorsque j’ai atterri ici. »

En effet, Boubeckeur Bouzaza, 46 ans, a exercé de nombreux métiers avant d’être formé à ce nouveau travail qui, aujourd’hui, le satisfait pleinement. « J’ai un parcours un peu compliqué : j’ai obtenu un bac et un BTS dans le domaine du textile, mais à la sortie des études je n’ai pas trouvé de travail, car c’était une période où les usines de textile avaient commencé à délocaliser leurs activités à l’étranger. J’ai donc fait une année de formation en anglais, puis j’ai été commercial et conseiller clientèle pendant plusieurs années et travaillé dans le télémarketting, en étant d’abord télé-acteur puis superviseur. J’ai vraiment fait beaucoup de choses, notamment vendeur au rayon plomberie chez Batkor, où j’ai commencé à découvrir le métier du bâtiment, et de là j’ai fait quelques missions d’intérim en tant que manœuvre et je suis retourné de nouveau dans le commerce en alternant avec des misions dans le bâtiment. Puis j’ai été affecté par la crise de 2008 et connu une longue période de chômage. »

« J’ai eu la chance et l’opportunité d’attérir sur le chantier de la gare du CNIT, en sachant qu’il y aura du travail durant de longues années sur la construction des projets du Grand Paris). Je me suis bien intégré à l’équipe. Il y a beaucoup de choses que je ne connaissais pas et que je connais aujourd’hui. J’ai eu plusieurs petites formations en interne, dans le domaine de la sécurité au travail, sur le scellement, le montage d’échaffaudages… J’aimerais bien pouvoir rester ici, car je commence à connaître et apprécier l’équipe, ainsi que le chantier en lui-même. »

Des passerelles entre les structures d’insertion par l’activité économique

Avant d’intégrer Humando en février dernier, M. Bouzaza était en parcours d’insertion sur le chantier de la gare du CNIT depuis octobre 2016 au sein d’ARDEUR, une SIAE (structure d’insertion par l’activité économique) de Levallois-Perret. « Il était déjà sur le chantier, donc nous avons fait ce que nous appelons une suite de parcours, précise Arnaud Gillais, directeur de l’agence Humando Insertion de Clichy.

« L’entreprise adjudicatrice du chantier, Vinci, était satisfaite de lui et ne voulait pas s’en séparer. Ce qui est intéressant, c’est qu’il existe des passerelles entre les différentes structures d’insertion du territoire. ARDEUR, dont la limite de mise à disposition de personnel est limité à 480 heures du fait de son statut d’association intermédiaire, n’était pas obligé de nous confier M. Bouzaza, mais étant donné que nous avons de bonnes relations en tant qu’acteurs de l’insertion du territoire, cela s’est fait tout naturellement », souligne le directeur d’agence.

Un compagnon, comme les autres ouvriers du chantier

« Nous privilégions toujours en premier lieu le recrutement des personnes qui sont déjà en parcours chez nous, parce qu’on les connaît, on sait que ce sont des gens sérieux, fiables et qui ont envie de travailler. S’ils ont une petite expérience dans le bâtiment, c’est mieux. Cependant, nous avons déjà connu de belles réussites de personnes qui n’avaient pas forcément d’expérience dans le bâtiment mais qui étaient vraiment motivées. C’est le cas de M. Bouzaza. »

Manuel Goncalves, chef de chantier chez Vinci, le confirme: « Nous sommes très satisfaits de lui. Nous le considérons comme un compagnon, au même titrte que les autres ouvriers du chantier. S’ils sont dans une bonne ambiance, qu’on leur fait confiance et qu’on leur donne des responsabilités, tous les gens sont amenés à mener à bien leur projet. Boubeckeur Bouzaza en est la preuve : il a un avenir dans ce métier, à nos côtés. »